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A l'image des électriciens, physiciens et autres scientifiques, les hommes aiment ordonner les choses qu'ils régissent. Les électro-physiosologistes ont emprunté à la physique une classification. Cette dernière a été adaptée, pour les besoins de la médecine.

Les courants sont rangés selon trois catégories :

La basse fréquence qui couvre le spectre de 0 à 1 000 Hz
La moyenne fréquence de 1 000 à 10 000 Hz.
La haute fréquence pour les fréquences supérieures à 10 000 Hz.

L'effort de classification est un but louable. L'adaptation, à nos besoins, a nécessité une simplification. Cette simplification ne va pas dans une direction scientifique.

Prenons un exemple ;
Voici tout d'abord un courant carré de 200 Hz, 3 périodes sont représentées ;

square wave 200 Hz

Voici maintenant un courant sinusoïdal de 200 Hz, 3 périodes visualisées ;

sine wave 200 Hz

Comme j'ai bien retenu ma leçon, en tant que masseur-kinésithérapeute, je peux affirmer que ces deux courants sont tous deux de basse fréquence.

La formation complémentaire en électricité, électronique et traitement numérique du signal me permet de contester cette affirmation. En effet, seul le courant sinusoïdal est de basse fréquence. Il existe un moyen simple (pas simpliste) de le vérifier ; Il est possible d'appliquer, au courant carré, un filtre digital qui va empêcher toute propagation des fréquences supérieures à 1 000 Hz (borne limite de la basse fréquence).

Si les physiothérapeutes sont dans le vrai, le courant carré sera intégralement transmis. Si les physiciens gagnent, le signal sera déformé. Voici le courant tel qu'il ressort du filtre pour 1 période ;

digital filtered (1000 Hz) square wave 200 Hz

La conclusion n'est pas franchement à l'honneur des physiothérapeutes. Nous ne maîtrisons que partiellement notre sujet.