Bien que nous
limitons, toujours, l'enseignement à la loi d'ohm,
nous avons constaté depuis très longtemps que la
résistance R était variable. Nous avons, timidement,
introduit la notion d'impédance (Z).

L'impédance du
corps humain diminue quand la fréquence augmente.
Cette notion primordiale, est hélas considérée,
par simplification, comme une seule entité. Nous
savons pourtant que nous sommes en présence de
milieux fortement hétérogènes. Nous savons, de
même, qu'il existe des facteurs non locaux qui
modifient notre perception du courant. Ne pas tenir
compte de ces sous-ensembles entraine une mauvaise
compréhension et une analyse erronée des
phénomènes observés.
De plus, depuis
plusieurs décennies, s'affrontent deux groupes quant
à la modalité d'application des courants, compte
tenu de cette variation d'impédance. Certains
préconisent de travailler avec des génerateurs dits
à *tension constante* et les autres, avec des
appareils délivrant du *courant constant*.
Sur le papier les
conceptions se défendent, à savoir :
Le générateur à
tension constante cherche à maintenir constante la
tension délivrée, c'est le courant qui est variable
en fonction de Z. Cela veut dire que si Z diminue, le
courant augmente et si, au contraire, Z augmente
alors le courant traversant la zone stimulée
diminue. Le risque majeur est une diminution brutale
de Z (ex ; problème cutané) :
Sensations très désagréables et brûlures. Un
risque mineur est l'absence d'efficacité par
augmentation de Z (ex ; électrodes se
décollant).
Le générateur à
courant constant essaie de maintenir constante l'intensité
délivrée, c'est la tension qui devient variable en
fonction de Z. Si Z diminue, la tension aux bornes de
la zone stimulée diminue et si Z augmente, la
tension augmente. Le risques majeurs sont une
augmentation ou une diminution rapide de Z
(ex ; électrodes se décollant, problème
cutané) : Sensations très désagréables et
brûlures.
La seule conclusion
est que les deux modalités d'application sont
imparfaites. Toutefois, les patients préfèrent, à
choisir, la tension constante. Les praticiens, dans
leur majorité, utilisent des appareils à courant
constant. Mais, nous restons, bien sur, à l'écoute des
malades !