Nous avons vu que
certaines des impédances en présence étaient très
variables. L'électrode avec la peau, forme un
système capacito-résistif. Le problème à resoudre
est de trouver les valeurs des composants en sachant
que : Chaque individu est différent, les
valeurs changent en fonction des zones et de la
taille des électrodes, du stress, de la prise de
certains médicaments... Nous croyons que ce
problème est insoluble et nous ne nous donnons même
pas la peine de faire les calculs pour avoir, au
moins, un ordre d'idée.
Il est vrai que le
calcul est ardu, mais à l'heure de l'informatique,
il n'y a plus aucun obstacle. De plus, tous les
générateurs modernes embarquent des
microprocesseurs qui possèdent, de plus, une unité
de traitement analogique/numérique. Ces unités de
calcul sont à même de nous rendre ce service.
Résoudre la formule suivante est, pour ces circuits
intégrés, une formalité de quelques microsecondes.

L'avantage d'une
telle approche, technologique, est la simplification
de la mise en oeuvre des traitements. Par contre,
cette façon de procéder n'apporte aucune
connaissance, vraiment utile, au thérapeute. Elle
permet toutefois de visualiser la variation de
l'impédance, totale, en fonction de la fréquence. C'est
une notion à retenir.
De plus, le terme w se calcule de la manière
suivante ;

Malheureusement, il
n'est possible de les calculer que dans la mesure où
les courants appliqués sont purement sinusoïdaux (w est unique dans la formule).
L'électrothérapie nous montre que ce type de
courant est assez peu utilisé.
Comme nous l'avons
dit plus haut, nous sommes en présence, d'un
système capacito-résistif. Ce système possède une
propriété mathématique bien connue des
électroniciens. Par approximation, cet ensemble est
globalement dérivateur. La tension aux bornes de R1
(Rt) est l'expression de la dérivée de la fonction
présentée aux bornes du système. Hors, R1 est
purement résistive. On peut aussi en conclure que le
courant I qui la traverse est une expression de la
dérivée (à une constante près) de la tension U
appliquée aux bornes du système.
Donc,

Par la loi d'ohm
généralisée, on peut affirmer :

Nous savons aussi,
que la dérivée d'une fonction est l'expression de
sa pente et même, si nous n'avons pas la formule de
la fonction, nous pouvons calculer la pente, en tout
point, par la célèbre formule :

Avec ces élements,
il est possible d'affirmer que Zep est inversement
proportionnelle à la pente, car bien sur ;

Vous aurez compris
l'importance essentielle de ces relations ;