Certains de mes
confrères critiquent l'approche scientifique de mon
discours. Ils affirment que les belles formules ont
peu d'intérêt. Seuls, comptent les résultats
obtenus sur nos patients. Il est vrai que cette
vision empirique, de l'électrothérapie, n'a pas ma
faveur.
Je n'oublie pas que
nous soignons des personnes, toutes différentes dans
leurs réactions. Nous avons affaire à un ordre
chaotique.
L'important c'est
la formule, pas les résultats qu'elle donne.
Nous allons
toutefois faire une entorse à cette règle. Cet
exemple chiffré a, bien sur, un but :
Démontrer que l'objectif de l'électrothérapie
n'est pas toujours atteint.
Si le but de cette
technique reste de concentrer les effets dans les
tissus, le calcul suivant est utile ;
- exemple moyen,
l'impédance est de 3 000 W.
- le courant est
continu.
- l'intensité
est de 2 mA.
Nous sommes en
présence d'un traitement d'ionophorèse qui a pour
objectif majeur, l'action dans les tissus. Nous avons appris que
le courant traverse les tissus, entrainant avec lui,
les substances ionisables. Il n'y a aucun doute dans
nos esprits. L'animation suivante montre le résultat
du calcul ;

Vous doutez de ce
chiffre ?
Pourtant, nous savons,
tous, que les tissus traversés ont une faible résistance,
de l'ordre de 20 W.
Nous avons, tous, appris la loi d'ohm ;
U=0,002*(1 490+20+1 490)
U=0,002*(1
490+1 490)+0,002*20
U=0,002*(96*3 000/100)+0,002*(4*3 000/100)
Le rendement dans
les tissus est bien de 4%. L'energie dispersée :
96%.
Le système électrothérapique,
quand la pente du courant est nulle, offre les conditions
les plus défavorables.